Le prince du Tarab se produira le samedi 28 mai sur la scène Nahda

Rabat – le 04 avril 2016 – La 15ème édition du festival Mawazine Rythmes du Monde signe le grand retour du maestro tunisien Saber Rebaï sur la scène Nahda. Une clôture qui promet d’ores et déjà des moments inoubliables, tantôt festifs tantôt bouleversants.

Le 28 mai prochain, l’une des plus belles voix de la musique arabe foulera de nouveau le sol de la capitale du Royaume pour un concert exceptionnel. Cet auteur, compositeur et interprète a en effet laissé une empreinte indélébile dans l’histoire du festival après son passage sur la scène Nahda en 2011. Un show qui, aujourd’hui encore, évoque de merveilleux moments de communion avec un public conquis.

De Carthage à Jerash, en passant par l’Opéra du Caire, l’Olympia de Paris, l’Australie, la Palestine, les États-Unis ou encore la Corée du Sud, ce génie de la musique a foulé les planches des scènes les plus prestigieuses du monde et ce, depuis la sortie en 2000 de sa version du mythique Sidi Mansour.

Né le 13 mars 1967 dans une famille sfaxienne, Saber Rebaï a depuis son plus jeune âge été bercé par la musique diffusée et jouée quasi continuellement par ses parents, mélomanes avertis qui lui ont toujours manifesté leur infaillible soutien. Il est d’ailleurs initié à l’oud dès l’âge de dix ans, puis au violon, qu’il pratique lors d’événements familiaux dont les participants, déjà, lui prédisaient un avenir sous les feux des projecteurs. Lauréat d’une maîtrise en musicologie, ses influences et sources d’inspiration sont diverses : Mohammed Abd El Wahab, Abd El Kader El Asaly, Wadih Al-Safi, Abdel Halim Hafez ou encore Karem Mahmoud.

Grand vainqueur d’un concours pour jeunes talents en 1985, il se produit pour la première fois au Festival international de Carthage. Comme beaucoup d’artistes arabes, il parfait son art au Caire puis au Liban, où les médias dressent de lui le portrait d’un artiste avant-gardiste et prometteur. « Ma musique n’est pas extraterrestre, ni archaïque, ni futuriste, mais elle contient une petite virgule de l’époque. C’est l’ancien mélangé à l’air du temps », dira-t-il. Ce mariage heureux du traditionnel et du moderne est donc le secret d’une brillante carrière qui compte aujourd’hui pas moins de 13 albums au succès planétaire.

Des opus qui lui valent d’être surnommé le “prince du Tarab” par ses pairs et son public de plus en plus large et éclectique. Son répertoire, faisant désormais partie du patrimoine culturel tunisien, lui ouvre les portes de nombreux événements d’envergure autour du globe. Il se voit par là même décerner le prix présidentiel pour la meilleure œuvre culturelle en Tunisie (2003) ou encore le titre du meilleur chanteur arabe à Beyrouth (2004), pour ne citer qu’eux.

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